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ça commence très fort. Roland, dans son armure rutilante, se bat contre des Sarrasins. Le choc est terrible. L´un des assaillants se fait même décapiter. Roland poursuit son chemin. Il abat un dragon, qui crache du sang sur scène . Et tue un serpent aux intensions hostiles. La routine, quoi. Puis Roland arrive à la cour de Charlemagne, accompagné de ses amis Paladins. Tous prennent la route de Roncevaux. Voix tonitruantes: "Tutti a Roncivale ..." Superbes costumes brillants, gestes élégants de grands signeurs, et épées ... Ils parlent beaucoup et fort. C´est en italien. Mais pas besoin de traduction: l´action se comprend assez facilement. Les parents applaudissent. Les enfants trépignent. C´est la légende de Roland à Roncevaux par les marionnettes siciliennes. | |
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Le spectacle ne manque pas d´intérêt : trois italiens bronzés, musclés et torse nu actionnent les marionnettes. Une tâleche difficile. Car elles sont lourdes, et de tailles impressionantes. Le metteur en scène, au micro, assure la "post-synchronisation" de tous les personnages. Un autre membre de l´équipe assure les bruitages, en tapant gaillardement sur un tambour. Sur scène, le pugilat se poursuit: Roland se bat contre une armée de Sarrasins. Il n´en fait qu´une bouchée. Deuxième acte: Roland est blessé. Il souffle dans son cor. A genoux, il implore l´archange Saint-Michel qui descend du ciel. "Pardona mi ..." Roland s´effondre. Un orage terrifiant éclate. Un enfants dans le public: "Il est mort ?" Silence dans la salle. Après le spectacle, les enfants envahissent les coulisses pour observer les marionnettes de près. La troupe fait une dèmonstration: les Seciliens de la compagnie Macri ont dévoilé les ficelles du spectacle. Jacques Sayagh. |
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Ouest France (France) 15 juillet 1992 |